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De Quoi Les Chrétiens Ont-ils Peur?
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3 sur 3Extrait 3 sur 3Les Chrétiens: Sont-ils Tous Hypocrites? · 3 chapitres
De Quoi Les Chrétiens Ont-ils Peur?
Vivre une vie de peur peut t'empêcher de nouer de vraies relations avec d'autres personnes.
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Partager1 John 4:18
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French (Français)
La peur a cette mauvaise habitude de venir entraver nos plans.
Elle peut nous ralentir dans la poursuite de nos rêves,
nous convaincre que nous ne sommes pas assez doués.
Elle peut aussi nous empêcher de faire le bon choix ce qui explique pourquoi la peur
et la foi ne vont pas vraiment bien ensemble.
CS Lewis a très intelligemment souligné que lorsque les chrétiens sont trop préoccupés
par la vie après la mort, ils perdent toute leur utilité ici, sur terre.
C'est comme si certaines personnes n'interprétaient pas correctement les paroles de Jésus
lorsqu'il nous dit de vivre dans le monde sans être du monde.
Ils tentent de se convaincre eux-mêmes que la vie chrétienne, c'est vivre en sécurité
comme dans une bulle protectrice. Ils vivent leur vie
comme s'ils se méfiaient du monde qui les entoure
et qu'ils devaient à tout prix s'en protéger.
Le problème avec ce genre de raisonnement c'est que l'on finit par
passer à côté de la vie et se couper des autres;
on se retrouve privé de notre capacité de changer les choses.
C'est de là que vient le stéréotype du chrétien qui vit constamment dans la peur.
Si Jésus avait cédé à la peur,
il n'aurait jamais rencontré les gens
qui avaient le plus besoin de lui.
Il n'aurait pas non plus défendu les oubliés de la société
contre les responsables religieux et n'aurait jamais voyagé
jusqu'à Jérusalem sachant qu'il était en chemin vers sa mort.
Jean, l'un des disciples de Jésus, a fait une déclaration poignante
dans une de ses lettres à l'Eglise primitive, il a dit:
Dans l’amour, il n’y a pas de place pour la crainte,
car l’amour parvenu à une pleine maturité chasse toute crainte. 1 Jean 4,18
Entendez-moi bien, je ne suis pas en train de dire qu'être chrétien
nous immunise conter la peur, mais plus nous comprenons
et croyons en l'amour que Dieu a pour nous, plus la peur
perd son emprise sur nous. Plus nous sommes convaincus d'être aimés,
moins nous sommes terrifiés à l'idée de prendre la mauvaise décision,
d'échouer ou d'être rejetés.
En y repensant, je sais d'expérience que c'est dans les moments
où j'avais l'impression de ne pas être aimé que je manquais d'assurance,
que j'essayais désespérément de gagner cet amour et de plaire aux gens.
Mais c'est en prenant de plus en plus conscience de l'amour que Dieu a pour moi
que je suis devenu plus confiant, moins craintif, davantage moi-même.
C'est comme s'il existait deux façons différentes de vivre pour Dieu.
La première, c'est de porter ce costume blanc parfaitement propre
tout en tremblant à l'idée que ma vie sera au final,
jugée d'après la propreté de ce vêtement. Dans ces conditions, il n'y a aucune chance
que je vienne en aide à quelqu'un qui aurait besoin d'un coup de main pour changer une roue
ou que j'aide une jeune femme qui aurait bu un verre de trop
à rentrer chez elle par peur des tâches
que cela pourrait faire sur mon beau costume blanc!
Ou alors, je peux voir ma vie comme une lumière,
une lumière qui est sensée se rendre là où il n'y a pas de lumière.
Apporter de l'amour là où il est difficile d'en trouver.
Apporter de l'espoir à ceux qui l'ont perdu.
Prendre soin de ceux que les autres ignorent.
Comme à son habitude, Jésus est allé droit au but dans l'une de ses paraboles.
On l'appelle souvent "la parabole du bon Samaritain".
C'est l'histoire d'un homme qui marche le long d'une route un peu comme celle-ci
de Jérusalem à Jéricho. Alors qu'il marche tranquillement,
il se retrouve pris en embuscade par des bandits qui lui prennent tout ce qu'il a
et le laissent pour mort
sur le bord de la route.
Les deux premières personnes à le trouver là
sont un prêtre et un lévite. Ils ont tous les deux un rôle important
au sein du Temple.
Plutôt que de lui venir en aide, ils traversent la route pour continuer à marcher
de l'autre côté (ce qui est en réalité un trait d'humour de la part de Jésus…
parce que cette route était connue pour être tortueuse et étroite,
il n'y avait pas "d'autre côté".
L'image que Jésus nous présente de ces responsables religieux
est celle de deux hommes l'enjambant ou lui marchant dessus!)
Ils choisissent de le laisser là parce que,
comme nous l'avons déjà mentionné, le simple fait de toucher certaines personnes,
les malades, les morts ou les mourants, rendaient les gens impurs
et inaptes à entrer dans le temple. Dans cette histoire,
mettre leur foi en pratique revenait, pour eux, à continuer leur chemin
en ignorant le mourant afin de rester purs et aptes à accomplir
les tâches qui leur avaient été confiées.
L’homme qui s’approche ensuite est le HÉROS de l’histoire
C'est un samaritain. Beaucoup de juifs méprisaient les samaritains
parce qu'ils n'obéissaient pas aux même règles religieuses qu'eux.
Mais au lieu d'ignorer l'homme à terre, il s'empresse de l'aider,
soigne ses blessures, le conduit à l'auberge la plus proche
et paye pour les soins médicaux qu'il doit recevoir.
Pour le prêtre et le lévite, la peur de
ne pas obéir parfaitement à leurs règles religieuses les a empêché
d'aimer. C'est lorsque les chrétiens n'interprètent par correctement la Bible
ou les enseignements de Jésus que les choses se compliquent
et que les gens deviennent égoïstes.
Pour le samaritain, aimer fait partie de sa façon de vivre.
Ce sont des paraboles comme celle-ci qui tordent le cou
aux préjugés que les gens ont sur les chrétiens et qui me rappellent
ce que suivre Jésus signifie réellement:
c'est vivre, vivre pleinement;
ne pas se laisser définir par la peur mais par l'amour que l'on éprouve envers les autres.