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Dieu, Où Étais-tu?
5 minFHD
Comment Peux-tu Soutenir Que Dieu Est Bon? ·1 sur 3Extrait 1 sur 3
Dieu, Où Étais-tu?
Lorsque nous réagissons émotionnellement à la souffrance, cela montre que nous nous soucions de quelqu'un... sinon nous vivrions dans un monde sans amour.
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PartagerHebrews 4:15-16
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French (Français)
Quand je discute avec des lycéens,
avec des amis d’enfance ou même avec des personnes
rencontrées par hasard, il y a toujours cette objection
à la foi chrétienne qui revient encore et encore
et pour plusieurs raisons, c’est la plus difficile à défendre.
La question que l’on me pose est la suivante: « Si Dieu est amour et
s’il est tout puissant, pourquoi y a-t-il tant de souffrance et d’horreurs
dans le monde? » Il n’existe pas de réponse facile à cette question.
Tandis que l’on peut ouvertement discuter et débattre au sujet de
certaines questions ou critiques adressées à la foi chrétienne, la souffrance est quelque chose
que l’on ressent; c’est pourquoi la conversation sera toujours
empreinte d’émotion.
Lorsque l’on parle de la souffrance, on pourrait simplement retirer Dieu
de l’équation et dire que la souffrance humaine
fait partie du procédé de l'évolution. C'est la loi du plus fort.
qui a entraîné l’élimination du plus faible.
Mais au 21ème siècle, on ne perçoit pas la souffrance
de cette manière. Imagine le malaise si, lors d’un enterrement,
quelqu’un se levait et s'exclamait: 'Les plus faibles
meurent et les plus résistants survivent, c’est la vie!'
Les gens se diraient les uns aux autres:
'Il est sérieux là?!' Parfois, il nous arrive aussi de réagir bizarrement
comme quand on se met en colère contre un Dieu en qui on ne croit même pas
parce qu’à nos yeux, le monde devrait fonctionner d’une certaine manière
et ce n’est pas le cas. La souffrance et le mal nous perturbent
parce qu’on pense tous que la vie est précieuse
et que notre existence a un sens. C’est pourquoi les questions
que nous nous posons au sujet de la souffrance ont plus de sens lorsque l’on garde Dieu
dans l’équation. Et la question 'Dieu existe-t-il?'
se transforme en « Dieu, où es-tu? » ou encore mieux,
« Dieu, où étais-tu? »
La souffrance a le pouvoir de nous chambouler profondément
et de faire émerger des questions qu’on ignorait avoir en nous.
Il est important de se poser ces questions de fond et de se débattre avec elles.
Pour certains, ces questions sont courtes et vont droit au but:
« Pourquoi, Dieu ? Pourquoi ? » Pour d’autres, elles touchent au relationnel:
« Dieu, comment as-tu pu les laisser faire ça? »
Quand nos proches souffrent, c’est bizarrement
notre amour pour eux qui provoque la douleur que l’on ressent. Si on ne les aimait pas
ou s’ils ne comptaient pas autant à nos yeux, serait-on touchés par leur peine? C’est le prix à payer
dans un monde où il possible d’exprimer et de ressentir profondément
l’amour. Parce qu’aimer est un choix.
Si quelqu’un te dit qu’il t’aime, ça veut dire quelque chose
car ces mots sont donnés gratuitement. Mais si tu t’aperçois
qu’on a forcé ou programmé cette personne à t’aimer
alors ces mots sont vides de sens. Dans un monde pareil,
il est également possible de choisir d’adopter un comportement
dépourvu d’affection… ou même délibérément destructeur.
Donc d’un côté, je remercie Dieu de nous avoir donné
le libre arbitre mais d’un autre côté, j’ai du mal à me faire à l’idée
qu’il nous faut faire face aux conséquences des choix de l’homme
tels que l’alcoolémie au volant, les meurtres ou les actes extrémistes.
Certaines questions restent difficiles à élucider
surtout lorsqu’il s’agit de la souffrance qui découle d’autre chose que des choix de l’homme
comme les catastrophes naturelles ou les maladies telles que le cancer.
Ce qui me redonne espoir cependant, c’est la perspective unique
qu’offre la foi chrétienne. Un Dieu qui entre dans l’histoire de l’humanité
et souffre pour nous. En Jésus, on voit Dieu venir sur
terre et ressentir la même douleur que nous. Jésus sait ce que c’est
d’être incompris, trahi, frappé
et sur la croix, il fait l’expérience de la solitude.
L’un des auteurs de la Bible en parle ainsi; il dit que
Jésus comprend nos faiblesses et compatit parce qu’il
a rencontré les mêmes difficultés que nous. (Hébreux 4)
Il peut sembler difficile d’allier souffrance et foi si l’on pense
que Dieu est un sociopathe qui, du paradis, observe nos vies accablées par la douleur
en disant: « Prends sur toi ». Mais ce n’est pas le Dieu que je
perçois en Jésus, ni le Dieu dont me parle la Bible
CS Lewis décrit l’amitié comme naissant au moment où
un homme dit à un autre: « C’est vrai ? Toi aussi ?
Je croyais que j’étais tout seul dans ce cas là…»
En Jésus, on voit un Dieu qui répond à notre souffrance
en disant: « Je sais. Moi aussi ».